Dimanche 11 mai 2008

 
















Le passage du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à l'émission de divertissement de Michel Drucker fait figure d'événement. Il "tient des propos qu'on entend rarement à la télévision", relève Claude Sérillon, l'un de ses interlocuteurs dans cette émission enregistrée mercredi.

Avec la bienveillance de la presse de droite. A celui qui refuse toute alliance avec le PS, le quotidien Le Figaro a accordé une pleine page vendredi.

La fraction minoritaire de la LCR a paradoxalement contribué à mettre en relief cet inédit audiovisuel: la participation de Besancenot aboutit à personnaliser et "dépolitiser le débat public", avait accusé son chef de file Christian Picquet.

De fait, la popularité du postier de Neuilly-sur-Seine est sans commune mesure avec son matelas électoral: un peu plus de 4% des voix à l'élection présidentielle de 2007 et celle de 2002, mais une cote personnelle (61% de bonnes opinions) qui tutoie celle de Bertrand Delanoë (64%), voire de Ségolène Royal (71%) chez les sympathisants de gauche.

Le jeune leader - 30 ans le mois dernier - se défend de céder à la "starisation". "La représentation médiatique, j'y ai toujours pas pris goût", répond-il, assis sur les canapés rouges de "Vivement dimanche".

De sa femme et de son fils de 4 ans et demi, on ne saura donc rien. Tout juste des images en accéléré du postier jouant au football avec ses "potes" et du club de boxe qu'il fréquente assidûment - avec un Besancenot sans les gants en la circonstance.

Entre des chansons de Jean Ferrat, Bernard Lavilliers et du groupe Zebda, dont les engagements à gauche sont connus, et une autre de Charles Aznavour, le responsable trotskiste est là pour "s'adresser à des millions de personnes" et exposer ses "engagements", "donner la parole à ceux qui ne l'ont pas d'habitude".

Les témoins ont été soigneusement choisis: deux femmes syndicalistes, l'une de l'ex-fabricant de stylos Reynolds à Valence, aujourd'hui disparu, l'autre d'une entreprise métallurgique de la région lilloise, font un récit brut de décoffrage du vécu ouvrier.

Le public paraît acquis à la la cause du p'tit gars de Levallois-Perret, venu au militantisme politique à 14 ans à peine par l'entremise d'un professeur d'allemand trotskiste.

La députée PRG Christiane Taubira vient témoigner de la sympathie à son égard d'une partie de la gauche. "S'il te plaît, continue à parler!", l'adjure-t-elle.

Besancenot "revendique pour (sa) génération un gros doute". Mais ce sont surtout ses révoltes et certitudes qu'on entend, mâtinées parfois d'ambiguïtés comme sur la question de la prise du pouvoir par la force. L'important, c'est que "les masses, les exploités, les opprimés fassent irruption sur la scène publique", élude-t-il.

par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Dimanche 11 mai 2008

 





















Le 15 mai, les fédérations syndicales de la fonction publique appellent à la grève contre les restructurations, les suppressions massives d'emplois et pour l'augmentation des salaires. Les lycéens et lycéennes seront, également, massivement, dans la rue contre les suppressions de postes de profs.

Faire échec au gouvernement : les raisons sont nombreuses !

Le gouvernement dans son projet de suppression massive d'emplois dans la fonction publique, pour, rappelons-le, soi-disant renflouer les caisses de l'Etat, multiplie les attaques. Avec, en particulier, des restructurations à la hache : changement de métier, mobilités géographiques imposées et, également, des attaques frontales sur la garantie de l'emploi.

Dans l'Éducation nationale, le gouvernement prévoit 17 000 suppressions de poste en 2009 après les 12 000 en 2008.

A travers ces « réformes », c'est l'ensemble des services publics qui sont attaqués : nous sommes toutes et tous concernés en tant que salariés et en tant qu'usagers !

Dans le privé, les salariés combattent toujours les suppressions d'emplois et les fermetures de sites dans des entreprises, qui, souvent, font des profits. Et, également, depuis de nombreuses semaines, ils luttent pour l'augmentation de leurs salaires et leur pouvoir d'achat.

Le gouvernement veut imposer l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans, alors que les retraités subissent déjà une baisse importante du niveau des pensions et que cela sera pire encore dans les années qui viennent…

Un mouvement lycéen qui continue !

La mobilisation lycéenne a réussi à franchir le cap des vacances. Mardi 6 mai, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes, et, même si elles n'ont pas rassemblé autant de monde qu'avant les vacances, elles ont touché de nouvelles villes.

Les lycéens et lycéennes semblent déterminés à faire reculer ce gouvernement qui veut détruire leur avenir en dégradant encore plus leurs conditions d'étude et leur qualité. Classes surchargées, fermetures d'options et de filières, qualification au rabais pour former des salariés plus précaires et moins coûteux, voilà concrètement le projet de Sarkozy.

Tous et toutes dans la rue le 15 mai et continuer après !

Il y a de réelles possibilités de faire céder le gouvernement qui est déjà affaibli par les grèves de travailleurs sans-papiers, la grogne généralisée sur la question du pouvoir d'achat et des salaires. Après un an au pouvoir, Sarkozy et sa politique sont de plus en plus rejetés.

La journée de grève interprofessionnelle du 15 mai est une bonne chose, mais sera loin d'être suffisante pour faire reculer le gouvernement. D'ores et déjà, une nouvelle journée de grève, sur les retraites, est prévue, le 22 mai prochain.

Mais ce n'est pas avec le « saucissonnage » des ripostes et des mobilisations qu'on fera plier Sarkozy. Il faut se donner les moyens de combattre et de gagner contre l'ensemble de la politique réactionnaire qu'il mène. Et pour cela, préparer un mouvement d'ensemble prolongé le plus large possible regroupant l'ensemble de la gauche sociale et politique.Si nous nous y mettons tous ensemble, c'est possible de faire reculer Sarkozy et son gouvernement !

par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Mercredi 7 mai 2008
par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Mercredi 7 mai 2008
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Mercredi 7 mai 2008


La décision de financer le Revenu de solidarité active en puisant dans les financements prévus pour la Prime pour l’emploi illustre parfaitement la stratégie sociale du gouvernement. Un point de vue de Patrick Savidan, Président de l’Observatoire des inégalités.

Selon Nicolas Sarkozy, le Revenu de solidarité active « se fera en en maîtrisant les coûts parce qu’on va redéployer une partie de la Prime pour l’emploi ». La formule est lapidaire et inquiétante. Ce qui se présente comme une simple manipulation comptable aurait en fait, si le projet devait être réalisé, des répercussions sociales majeures et ferait un peu plus éclater au grand jour la logique de l’action du chef de l’Etat : soulager les couches favorisées, offrir une maigre compensation aux plus démunis en prélevant sur les classes moyennes.

Cette proposition doit être mise en perspective. Elle s’inscrit dans un contexte social que contribuent à définir deux faits majeurs : Le premier concerne les bénéficiaires de la réforme fiscale voulue par Nicolas Sarkozy. Hormis la défiscalisation des heures supplémentaires qui, en principe, peut bénéficier à tous les salariés, le paquet fiscal voté durant l’été 2007 aura surtout pour effet de soustraire encore davantage à l’impôt les foyers les plus privilégiés [1]. D’un intérêt économique discutable – depuis 2000, on ne cesse, en France, de baisser les impôts sans que cela n’ait eu d’effet positif notable sur la croissance –, cette réforme représente, en année pleine, un coût pour la collectivité évalué à 11,6 milliards d’euros (soit plus d’un demi point de PIB). Sur cette dépense fiscale, 1,3 milliards est destiné à financer l’exonération d’Impôt sur la fortune ; 600 millions couvriront la baisse du bouclier fiscal ; 2,2 milliards financeront les mesures sur les donations et les successions [2]. Autant de données qui permettent de lever toute ambiguïté sur l’identité sociale des principaux bénéficiaires de ce paquet fiscal.

Le deuxième fait majeur concerne, de façon plus générale, la manière de plus en plus polarisée dont se répartissent, en France, les fruits de la redistribution [3]. Les transferts de revenus des foyers les plus aisés vers les plus modestes entraînent certes un resserrement de l’échelle des niveaux de vie moyen, mais les bénéfices de ce resserrement sont fort inégalement répartis. Si, après prélèvements et prestations, le revenu annuel moyen des 20% de foyers les plus défavorisés connaît une augmentation de 40% (passant, selon l’INSEE, de 6980 à 9760 euros par adulte), tandis que pour les 20% de foyers les plus aisés, les prélèvements et prestations ont pour effet de réduire leur niveau de vie moyen de 22% (passant de 44 270 à 34 540 euros par adulte), il reste que ces transferts ont aussi pour singulière particularité de ne pas bénéficier aux foyers qui se situent au cœur de l’échelle des niveaux de vie. Bien plus encore, l’étude de la période qui s’étend de 1996 à 2006 montre que ces foyers sont même des contributeurs nets du système de redistribution. Les 20% de foyers qui se situent juste au-dessus des plus défavorisés (le 2ème quintile) enregistrent, après transferts, une baisse de niveau de vie moyen de 0,4%. Le troisième quintile voit son niveau de vie moyen diminuer de 8,4% et le quatrième quintile de 13,3%.

Ces chiffres [4] posent un problème dont on aurait tort de sous-estimer l’importance sociale et politique. Le deuxième quintile correspond en effet à la situation d’individus dont le revenu moyen avant redistribution s’élève, sur une année, à 13 570 euros, soit 1 130 euros par mois. Quant au troisième quintile, il vise un revenu avant redistribution de 18 500 euros (1 541 euros). Bref, d’un point de vue monétaire, la principale caractéristique de notre système redistributif est bien de concentrer ses effets sur les 20% de foyers les plus défavorisés et d’oublier au passage les véritables classes moyennes.

C’est dans ce contexte qu’il faut replacer la proposition récente de Nicolas Sarkozy de financer en partie le Revenu de solidarité active par le redéploiement de ressources destinées à la Prime pour l’emploi. Cela constitue à la fois une nouvelle faute politique majeure et un profond révélateur du sens de son action.

Si des critiques ont légitiment mis en question la capacité de la PPE à accroître l’emploi ou à assurer significativement une fonction redistributive, il demeure qu’elle a entraîné un gain de pouvoir d’achat pour des personnes aux revenus moyens dont, pour une part notable d’entre elles, nous savons qu’elles ne bénéficient globalement pas du système redistributif. Restreindre l’accès à la PPE, en abaissant les seuils d’éligibilité, reviendrait à les fragiliser plus encore et à alimenter un sentiment de frustration qui, nous le voyons, n’est pas sans fondement objectif. Car de qui parlons-nous lorsque nous évoquons cette PPE ? En 2007, 8,6 millions de foyers ont bénéficié de la Prime pour l’emploi pour un montant moyen d’environ 450 euros [5]. L’analyse de cette politique montre qu’il s’agit, pour l’essentiel de foyers d’ouvriers, d’employés et, pour un tiers, d’actifs de moins de trente ans. Ces personnes ne sont évidemment pas « privilégiées » ; leurs revenus nets d’activité professionnelle mensualisés se situent quelque part entre 300 euros et 1400 euros. Nous aurions en outre tort de considérer que, pour cette population, la PPE se soit constituée comme une sorte de rente. D’une année sur l’autre, on observe en effet un fort renouvellement des foyers bénéficiaires de la mesure (pour un tiers environ).

Le dispositif de la Prime pour l’emploi est sans doute imparfait, comme l’est d’ailleurs probablement aussi le Revenu de solidarité active [6]. Nous savons bien en effet - et le Grenelle de l’insertion a permis de le rappeler - que nous ne pouvons pas seulement compter sur des formes monétaires de redistribution. La santé, l’éducation et la formation, les transports, etc., sont des chantiers collectifs fondamentaux qu’il faut aussi financer de manière adéquate. En tout état de cause, choisir de renforcer les effets insuffisamment redistributifs du système social français, en invitant les actifs les plus modestes à financer l’effort nécessaire de solidarité, alors que, dans le même temps, le paquet fiscal va rapporter aux seuls foyers les plus aisés près de 4,5 milliards d’euros, c’est affirmer, de manière claire et nette, une préférence résolue pour les inégalités à laquelle - si la solidarité doit conserver un quelconque sens - on ne peut décidément pas s’associer.

Voir aussi notre article "A qui profitent les mesures fiscales ?"



[1] Cette mesure vient ainsi renforcer les effets de la réforme précédente qui, pour 2007, conduit déjà, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques, à reverser aux 20% des foyers imposables les plus riches 70% des 3,6 milliards de la baisse d’impôt prévue [[Cyrille Hagneré, Mathieu Plane et Henri Sterdyniak, « Réforme fiscale 2007 : un pas de côté… », Lettre de l’OFCE, n° 267, 20 octobre 2005

[2] Éric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau, « Le "choc" fiscal tiendra-t-il ses promesses ? », Lettre de l’OFCE, n°288, 26 juillet 2007.

[3] Élise Amar, Nadine Laïb, François Marical, Benoît Mirouse, « 1996-2006 : 10 ans de réformes du système de redistribution », France portait social, INSSE, Édition 2007, pp.81-97.

[4] Il faut garder à l’esprit que ces chiffres, qui ne tiennent compte que des transferts monétaires, ne prennent pas en considération l’indéniable effet redistributif associé au fonctionnement des services publics.

[5] Pour 2005, le nombre de bénéficiaires s’élevait à 9,1 millions, pour une prime moyenne de 300 euros. Voir « Analyse de l’évolution des bénéficiaires de la PPE », Diagnostics Prévisions et Analyses Économiques, Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique, N° 109 – Mai 2006.

[6] Voir sur le site internet de La Vie des idées, la discussion par Dominique Méda, « Le revenu de solidarité active en question », basée sur les travaux présentés dans la récente livraison de la revue Recherches et prévisions, n°91, « Minima sociaux. Diversités des logiques d’action et des publics », mars 2008.

par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Mardi 6 mai 2008



 









Pour la régularisation de tous les sans-papiers : Tournons l’ensemble du mouvement contre le gouvernement, Non aux divisions !

Le mouvement de grèves et d’occupation de salariés sans-papiers soutenu par la CGT et Droits-Devants ! est une avancée très importante dans la mesure où :
- il donne un point d’appui aux revendications des sans-papiers dans le monde du travail,
- il permet de tisser des liens de solidarité avec des salariés qui, s’il ne subissent pas l’oppression dont sont victimes les sans papier, en partagent les conditions d’exploitation par le patronat.
- il est un argument de poids contre un gouvernement qui ne cesse de stigmatiser les sans-papiers au nom des difficultés des "salariés nationaux", alors qu’il ne cesse de s’attaquer dans le même temps aux droits et au pouvoir d’achat de tous les salariés, français, immigrés avec papiers ou pas !

Bien sûr cette mobilisation ne suffit pas à résoudre toutes les difficultés auxquelles sont confrontés les sans-papiers ; des difficultés qui ne pourront être résolues que par la régularisation de tous les sans-papiers, comme le réclament les collectifs de soutien et de nombreuses organisations. Mais elle est un appui supplémentaire à cette lutte comme l’a été le développement de RESF dans les écoles. Un appui contre ceux qui prennent réellement en otage les sans-papiers, à savoir Sarkozy et Hortefeux ! Ce mouvement a suscité d’énormes espoirs et souvent une impatience équivalente. Le gouvernement a peut-être trouvé le moyen par lequel il souhaite diviser et neutraliser le mouvement en cours des travailleurs sans-papiers. Alors que la grève et l’occupation se poursuit sur les sites et qu’elle rencontre une popularité croissante, la coordination de collectifs parisiens de sans-papiers (11ème, 12ème, 18ème, 19ème arrondissements) a voulu déposer collectivement à la préfecture de police de Paris un millier de dossiers le 30 avril. Celle-ci a refusé de les prendre en prétendant qu’ils devaient s’adresser à la CGT en vertu de "l’accord" entre la CGT et le gouvernement. Sachant pertinemment que, suite à la rencontre entre le gouvernement et la CGT, le cabinet Hortefeux avait donné instruction le 21 avril aux préfectures d’Ile-de-France d’instruire un millier de demande de régularisation de grévistes et de piquétistes, déposés par la CGT et Droits-Devant, la préfecture de police de Paris a joué la carte de la mise en concurrence des sans-papiers et de la division. Cette véritable provocation est inadmissible, et nous soutenons les collectifs sans-papiers pour que les 1000 dossiers qu’ils présentent soient eux aussi étudiés globalement et "positivement". Cependant, La décision de la coordination 75 des collectifs d’occuper les locaux de la bourse du travail de Paris ne nous semble pas être une réponse pertinente à cette provocation. L’urgence est de favoriser l’unité et l’élargissement du mouvement contre le gouvernement et pour le soutien concret aux grévistes des sites occupés. Après plusieurs semaines de grève, et des attaques comme celles de l’extrême-droite contre l’occupation rue Xantrailles dans le 13è arrondissement, la solidarité est plus que jamais nécessaire : en se rendant sur les piquets, en collectant de l’argent, en développant les comités unitaires de soutien. C’est également par la convergence des différentes modalités de lutte, qui prennent appui sur différents secteurs (auto-organisation des sans papiers, écoles, salariat, associations...) et non par leur opposition qu’on pourra faire échec à la politique du gouvernement et construire le vaste mouvement qui est nécessaire pour obtenir la régularisation des tous les sans-papiers.

La manifestation du 10 mai pour accueillir la marche des sans-papiers revêt dans ce contexte une importance particulière afin de faire converger et amplifier les mobilisations. Soyons-y tous ensemble !

par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Mardi 6 mai 2008














 





PARIS, 5 mai 2008 (AFP) - La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a annoncé lundi qu’elle allait porter plainte contre X pour violation de la vie privée, après des affirmations de l’Express.fr selon lesquelles son porte-parole, Olivier Besancenot, a été "espionné" pendant plusieurs mois par une officine de renseignement privée. "La LCR va porter plainte contre X pour violation de la vie privée", a affirmé à l’AFP le fondateur du parti trotskyste, Alain Krivine, prévenu auparavant par l’Express. M. Besancenot a exprimé sur France 2 sa "surprise" et sa "révolte", indiquant vouloir qu’une enqête fasse "la lumière" sur ces agissements dont il a dit ignorer les commanditaires. "Pendant plusieurs mois, d’octobre 2007 à janvier 2008, au moins, la vie d’Olivier Besancenot a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée", affirme l’Express.fr qui dit avoir eu connaissance d’un "rapport de surveillance" rédigé par cette officine. Selon l’Express, "une note confidentielle du 25 octobre résume les premières investigations sur le couple". "Un document du 14 décembre recense les numéros de comptes de Besancenot et de sa compagne". Dans un communiqué, l’organisation d’extrême gauche "condamne ces pratiques de barbouze qui auraient bénéficié, d’après cet hebdomadaire, de complicités bien placées". "Ni les campagnes d’intimidation, ni le harcèlement sous toutes ses formes, ne feront renoncer la LCR et son porte-parole à leurs combats", a ajouté la LCR en souhaitant "que la lumière soit rapidement faite sur les commanditaires de pratiques aussi scandaleuses qu’inadmissibles". Interrogé, le ministère de l’Intérieur n’a fait aucun commentaire. Selon l’Express, "l’affaire trouverait son origine dans le contentieux opposant Olivier Besancenot à la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électrique Taser". SMP a attaqué en justice, pour diffamation, Olivier Besancenot, qui avait affirmé que le Taser avait causé 150 morts aux Etats-Unis. L’audience est prévue en juin. Dans un communiqué publié lundi soir, SMP Technologies assure "s’inscrire en faux sur les termes de l’article paru sur le site internet de l’Express (...) selon lesquels elle serait à l’origine d’un espionnage de Monsieur Olivier Besancenot". "La société SMP Technologies s’insurge d’autant plus de ces allégations qu’elles sont totalement opposées à son étique professionnelle", ajoute le communiqué. Interrogé sur l’origine possible de ces agissements, M. Besancenot a déclaré à France 2 : "je n’en sais strictement rien". "C’est pour ça qu’on porte plainte", a-t-il ajouté Mettant en garde "ceux qui auraient pu commander ce type d’enquête d’un autre âge", il a affirmé que "les coups de pression, ça ne marchera pas".
par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Mardi 6 mai 2008

 

 



















Sa compagne, son fils, son compte en banque, jusqu'à sa voiture: pendant plusieurs mois, Olivier Besancenot a été placé sous très étroite surveillance par une officine privée. Qui a eu accès à ces fichiers confidentiels? Pour le savoir, la LCR va porter plainte contre X pour violation de la vie privée.

 

Pendant plusieurs mois, d'octobre 2007 à janvier 2008 au moins, la vie d'Olivier Besancenot a été épiée, disséquée, mise en fiches par une officine de renseignement privée. L'Express s'est procuré l'édifiant rapport de surveillance qu'elle a rédigé: il met en lumière des pratiques barbouzardes, aux confins des mondes politique, économique et policier.

En octobre 2007 se met discrètement en place une surveillance physique au pied de l'immeuble du XVIIIe arrondissement parisien où vivent le chef de file de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) - qui a annoncé qu'elle allait porter plainte pour atteinte à la vie privée - sa compagne et leur jeune fils. Un matin, la conjointe d'Olivier Besancenot est photographiée sortant du porche, à "8 h 23", "en compagnie du petit garçon aperçu les jours précédents avec monsieur Olivier Besancenot". Il s'agit, lit-on, "d'une femme typée européenne, âgée d'une quarantaine d'années (...), les cheveux longs de couleur blonde".

Le 5 octobre, la surveillance se resserre et, cette fois, les "espions" entament une vraie filature. Le rapport mentionne même l'adresse de la maternelle où l'enfant est scolarisé. Y sont indiqués son prénom, son âge et ses habitudes. La compagne d'Olivier Besancenot, baptisée "l'objectif", sera suivie jusqu'à la station de métro du Quartier latin où elle descend pour se rendre à son travail.

Une note confidentielle de 3 pages, datée du 25 octobre 2007, résume les premières investigations sur le couple, jusqu'à l'emplacement exact de son appartement, dont la fiche cadastrale est annexée. "Nous n'avons pu obtenir les codes d'accès" de l'immeuble, regrettent les détectives. Ils pousseront leurs investigations jusqu'au fisc pour tenter, sans succès, de se procurer la fiche d'imposition du facteur.

Ils vont cependant dénicher des éléments encore plus précis: un document, daté du 14 janvier 2008, recense les numéros des comptes de Besancenot et de sa compagne, établis au Crédit lyonnais (LCL) et à la Banque postale. Toutes les références bancaires y figurent: les soldes sont détaillés, au centime près. Autant d'informations provenant, au moins en partie, du Ficoba, un fichier sensible recensant plus de 80 millions de titulaires de comptes en France.

De façon plus anecdotique, l'officine décrit la Peugeot 106 "avec une galerie sur le toit" de Besancenot, ainsi que son lieu habituel de stationnement. Quant à l'historique du véhicule, il a, sans doute, été obtenu grâce au fichier administratif des cartes grises. Bizarrement, les "privés" sont mis sur la piste d'une Porsche Cayenne. Après vérification, ils démentent cette rumeur.

Edifiantes, ces informations n'ont pu être collectées sans la complicité de fonctionnaires ou d'employés de banque disposant d'un accès informatique à plusieurs fichiers gérés par le ministère de l'Intérieur, par la Direction des impôts ou par des établissements bancaires.

Il reste à connaître les raisons de cet espionnage. Selon les informations de L'Express, l'affaire trouverait son origine dans le contentieux opposant Olivier Besancenot à la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet à impulsion électrique Taser auprès de la police et de la gendarmerie.

Lors de la campagne pour la présidentielle de 2007, le porte-parole de la LCR, craignant une utilisation massive et dangereuse, avait estimé que cette arme était responsable de "150" décès aux Etats-Unis. Les dirigeants de Taser assurent, eux, qu'elle se révèle inoffensive pour la vie humaine. Ils ont donc intenté une procédure en diffamation contre Besancenot. L'audience doit se tenir en juin.

Eric Pelletier

 

par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Lundi 5 mai 2008

 

 

 

 

En mai 2007, Nicolas Sarkozy était élu président de la République à l’issue d’une campagne peu avare en promesses démagogiques et en clins d’œil appuyés en direction de l’extrême droite raciste et sécuritaire. En fait de « rupture », c’est surtout une formidable machine à remonter le temps des acquis sociaux et démocratiques qui s’est mise en branle.

Alors que les profits atteignent des niveaux records, nos salaires sont bloqués et le gouvernement présente les heures supplémentaires – dont les patrons sont seuls maîtres – comme le seul moyen d’espérer atteindre un revenu décent. On nous propose même de « racheter » nos congés et nos RTT : c’est vraiment travailler plus pour gagner pas grand-chose ! Après celles des cheminots et des électriciens, c’est désormais l’ensemble des retraites qui sont menacées avec le projet gouvernemental de passage à 41 annuités. Bien sûr, il ne s’agit pas de nous faire réellement travailler jusqu’à 65, 66 ou 68 ans, mais surtout de verser les retraites les plus faibles possibles, du fait des mécanismes de « décotes ». Même le droit du travail – qui remonte au xixe siècle – est attaqué avec l’instauration de l’interruption du contrat de travail… sans licenciement !

Simultanément, par l’intermédiaire du « paquet fiscal », le gouvernement a multiplié les cadeaux aux entreprises et aux contribuables les plus fortunés : exonérations de cotisations sociales, bouclier fiscal, suppression des droits de succession, etc. Autant de dispositifs qui assèchent les finances de l’État et de la protection sociale : il ne reste plus, ensuite, qu’à constater que « les caisses sont vides » ! Le président, le Premier ministre et tous les ministres à leur suite peuvent alors prendre prétexte de cette situation – qu’ils ont eux-mêmes créée ! – pour justifier de nouvelles coupes claires dans les budgets sociaux : fermetures des services publics et des hôpitaux de proximité, suppression d’emplois dans l’Éducation nationale. Mais, curieusement, aucun problème pour financer l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan !

Dans le même temps où le pouvoir s’attaque à « l’État social », il renforce l’État pénal ! Les lois de plus en plus répressives et sécuritaires se succèdent à un rythme d’enfer, les dispositions les plus scandaleuses étant l’incarcération des mineurs – avec, en ligne de mire, l’offensive contre les ordonnances de 1945 sur la protection de la jeunesse – et la chasse aux immigrés. Les quotas d’expulsions et le climat de rafles ont atteint un tel degré qu’ils débouchent sur des drames humains et la mort de plusieurs sans-papiers préférant risquer leur vie plutôt que de se soumettre à un contrôle policier, antichambre de l’expulsion.

Mais, depuis quelques mois, la situation est en train de changer : la chute de popularité de Sarkozy, enregistrée par les sondages, vient confirmer le décrochage de l’opinion, un temps tétanisée par l’élection. La gamelle électorale de l’UMP lors des dernières élections municipales montre bien que la société française est loin d’être gagnée au libéralisme. Au contraire, des secteurs de plus en plus significatifs s’avèrent disponibles pour la lutte et la résistance : cheminots pour leurs retraites, salariés du public et du privé pour leurs salaires, lycéens et enseignants pour l’Éducation nationale, etc.

Autant dire que le moment est venu d’un vaste mouvement d’ensemble contre le gouvernement et sa politique. Dans ces circonstances, on attendrait de la gauche qu’elle soit au premier rang des mobilisations. Et s’il n’en n’est rien, c’est parce que la principale formation d’opposition – le Parti socialiste – ne critique les attaques gouvernementales que « sur la forme » tant il les approuve, en fait, sur le fond. Dans sa nouvelle « déclaration de principes », le PS a supprimé toute référence aux « espérances révolutionnaires » ; comment s’en étonner de la part d’un parti qui s’honore de compter dans ses rangs le dirigeant de l’Organisation mondiale du commerce et celui du Fonds monétaire international, deux organisations mercenaires de la mondialisation capitaliste.

Ce président et son gouvernement ne sont forts que des faiblesses et des renoncements de la gauche institutionnelle ! Les luttes sociales qui se produisent déjà – et qui ne manqueront pas de s’amplifier dans les mois à venir… – ont besoin d’un correspondant politique, d’une gauche qui, elle, ne lâche rien. C’est cette conviction qui nous a poussés, à la LCR, à lancer un appel à la création d’un nouveau parti anticapitaliste, qui défende des solutions alternatives radicales, en toute indépendance vis-à-vis des sociaux-libéraux qui ont renoncé à changer de société. Les premières expériences de constitution de collectifs d’initiative pour un nouveau parti sont, d’ores et déjà, encourageantes. Le 1er Mai, fête internationale des travailleurs, sera une première échéance pour relever, toutes et tous ensemble, ce défi.

Olivier Besancenot

par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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Lundi 5 mai 2008






















Environ un millier de personnes, selon la police, se sont rassemblées samedi apres-midi devant la mairie de Brest pour défendre le maintien au CHU de la ville des activités d'allogreffes de moelle osseuse pour les enfants leucémiques, a constaté un journaliste de l'AFP.

Depuis plusieurs mois, l'association Céline et Stéphane - Leucémie Espoir, des élus de tous bords, des médecins du CHU, des artistes et des syndicalistes s'opposent au projet de transfert annoncé vers Rennes des activités d'allogreffes de moelle osseuse (moelle d'une personne saine greffée sur un malade) pédiatriques.

En avril, deux membres de l'association avaient fait une grève de la faim de 17 jours.

L'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de Bretagne, avait justifié ce projet de transfert par des raisons de sécurité notamment, l'activité de Brest étant moins importante qu'à Rennes. "Ce n'est pas un argumentaire, ce qui doit compter, c'est la compétence technique, on est pas là pour faire du chiffre", a indiqué à l'AFP le professeur Christian Berthou, chef du service d'hématologie du CHU de Brest, spécialiste des greffes de moelle osseuse.

Le maintien de l'activité d'allogreffes a déjà fait l'objet de deux manifestations en octobre et en avril.

Samedi, plusieurs dizaines de motards ont défilé dans la ville avant de rejoindre le rassemblement.

Le 14 mai, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, doit recevoir une délégation d'élus finistériens opposés au transfert vers Rennes.

Un autre rassemblement est prévu le 17 mai à Brest, quelque soit le résultat de la rencontre avec la ministre de la Santé.
par MEDIA LCR PAYS MORLAIX publié dans : politique communauté : Résistance 2007
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